Métaphore déménage
Non, il n'y a pas de l'eau dans le gaz avec Anne-Ecdote et Jane A.
Elles sont juste des vies très occupées et n'ont plus trop le temps d'investir le blog.
J'ai donc décidé de continuer la route seule :)
Vous pouvez me retrouver à cette adresse: Métaphorebookaddcit
Merci de passer dorénavant sur ce blog pour le Challenge psy et pour les Lectures communes
Au plaisir de vous retrouver!!!
La part de l'autre (2 avis)
La part de l’autre
Eric-Emmanuel Schmitt
“-Je crois que le Zicklon B est le gaz qui nous donnera satisfaction.
-Le Zicklon B ?
Je ne veux pas qu’on me parle de gaz, j’ai failli perdre la vue en 1918 à cause du
gaz. Que ce besogneux fasse donc son travail et m’épargne les détails ! Quel
crétin sentencieux !
-J’ai une confiance absolue en vous, Himmler. Vous êtes comme un fils spirituel pour moi.
Et voilà ! La limace a les larmes aux yeux. Elle est émue, la limace. »
« -Est-ce que tu es amoureux de moi ?
-Bien sûr. Cette question !...
Stella sourit : Adolf H. n’avait pas répondu, il avait crié. Elle n’aurait jamais
cru qu’un cri si déchirant pût sortir d’un homme à propos d’une femme. »
8 octobre
1908 : Adolf Hitler recalé.
Que se serait-il passé si l’Ecole des beaux-arts de Vienne en avait décidé autrement ?
Que serait-il arrivé si, cette minute-là, le jury avait accepté et non refusé Adolf Hitler, flatté puis épanoui ses ambitions d’artistes ?
Cette minute-là aurait changé le cours d’une vie, celle du jeune, timide et passionné
Adolf Hitler, mais elle aurait aussi changé le cours du monde…
De Jane A, aime Passionnément ![]()
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(Avis du 20/09/2011)
« La minute qui a changé le cours du monde… »
Ce livre est marquant. Eric-Emmanuel Schmitt réussit le pari d’écrire la vie d’Adolf Hitler telle qu’elle s’est passée et celle qui aurait pu être. Tout commence avec les beaux-arts, d’un côté Hitler est recalé, l’homme arrogant et prétentieux deviendra ce que l’Histoire a retenu de lui ; de l’autre côté, Adolf H., admis, qui évoluera, changera, deviendra un artiste et un homme parmi les autres.
J’ai à la fois adoré et méprisé ce livre. J’ai adoré lire les passages sur Adolf H., comment cet homme change, mais j’ai abhorré suivre les pensées d’Hitler, j’étais mal à l’aise d'être au sein de sa logique, de ses raisonnements, d’être dans sa tête. Mais cependant j’ai vraiment aimé ce livre, je suis admirative devant le travail de titan d’Eric-Emmanuel Schmitt, et devant son écriture souple et harmonieuse.
La part de l’autre doit être lu, c’est un livre prodigieux. Extraordinaire.
Premier livre du Challenge Psy
*****
"L’homme et la femme ne s’aimeront jamais aussi authentiquement que deux amis parce que leur relation est pourrie par la séduction. Ils jouent un rôle. Pire, ils cherchent chacun le beau rôle. Théâtre. Comédie. Mensonge. Il n’y a pas de sécurité en amour parce que chacun pense qu’il doit dissimuler, qu’il ne peut être aimé tel qu’il est. Apparence. Fausse façade. Un grand amour, c’est un mensonge réussi et constamment renouvelé. Une amitié, c’est une vérité qui s’impose. L’amitié est nue, l’amour fardé."
"Mussolini, Franco ou Staline se sentent investis d’une mission, ils n’agissent à leurs yeux que pour le bien commun, ils sont persuadés de bien faire en supprimant les libertés, en emprisonnant leurs opposants, voire en les fusillant. Ils ne voient plus la part de l’autre. Ils essuient leurs mains pleines de sang dans le chiffon de leur idéal, ils maintiennent leur regard fixé sur l’horizon de l'avenir, incapables de voir les hommes à hauteur d’homme, ils annoncent à leurs sujets des temps meilleurs en leur faisant vivre le pire."
"Depuis ce jour, les nuits de l’enfant sont difficiles, et ses journées encore plus. Il veut comprendre. Comprendre que le monstre n’est pas un être différent de lui, hors de l’humanité, mais un être comme lui qui prend des décisions différentes. Depuis ce jour, l’enfant a peur de lui-même, il sait qu’il cohabite avec une bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie en cage."
De Métaphore aime Passionnément ![]()
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Hum, voilà un livre qui dérange, par le sujet, le regard qu’il nous pousse à porter, la révélation qu’il apporte. Je l’ai acheté quand il est sorti en poche, je l’ai commencé, mais à l’époque j’étais trop jeune et rigide pour accepter de suivre Schmitt, j’ai refermé le livre au bout de 100 pages pour ne le redécouvrir qu’aujourd’hui.
Oh n’imaginez pas qu’aujourd’hui j’ai plus de sagesse pour lire un écrit tel que celui là mais surement plus de maturité et de détachement.
C’est un travail osé, écrire sur Hitler c’est prendre le risque d’être associé à ce terrible nom, c’est se tirer une balle dans le pied professionnellement. Et bien non, Eric Emmanuel Schmitt s’est sorti de cet exercice de manière prodigieuse !
Il a l’idée surprenante d’écrire sur deux Hitler, l’un le réel, qu’il nomme Hitler et l’autre l’imaginaire : Adolf H. Il débute deux histoires, deux chemins de vie, que nous découvrons en alternance de paragraphe en paragraphe en partant de la réussite(Adolf H.) ou non (Hitler)au concours de l’école des beaux arts.
Ce n’est pas tant cet événement qui va tout déterminer, mais comment dans une vie, la manière d’appréhender, la capacité à se relever, à exister dans une société peut nous pousser à vivre une autre vie. Eric Emmanuel Schmitt nous proposer d’analyser et de comprendre.
Comment souhaiter comprendre l’horreur ? Ce n’est pas de cela dont il s’agit, il souhaite nous amener à réaliser qu’Hitler n’est rien d’autre qu’un être humain qui pour exister, pour devenir quelqu’un va petit à petit se transformer en cet être sans affect pour les autres, qui ne prend plaisir que lorsqu’il convainc les foules et se fait aimer d’elle, pour cela il ira jusqu’à devenir antisémite (au départ, il ne l’est pas).
Hitler, dans sa névrose, explique de nombreuses choses grâce à la pensée magique, il va se croire invincible puisqu’il échappe plusieurs fois à la mort, il va déterminer le peuple juif comme étant les responsables de perte de la première guerre : il a besoin de tout rationaliser.
Nous comprenons comment un manque conséquent d’estime de soi peut conduire à un besoin d’accomplissement au prix de l’horreur, comment chacun d’entre nous peut basculer dans sa part mortifère dans le seul but d’exister, de ne plus se dégouter et d’être enfin reconnu.
En présentant son double, Adolf H., l’auteur nous brosse le portrait de celui qui fait face, qui prend les devants, qui essaye de comprendre. Il nous facilite le travail de discernement, renvoie au contraire, à un autre chemin possible de vie, à la résilience.
Est-ce que le fait d’avoir été rejeté et battu par un père peut conduire à devenir un être malfaisant, ou est-il aussi acteur de sa vie en décidant de travailler sur lui, de souhaiter devenir meilleur en reconnaissant avoir des problèmes ?
Voilà un roman psychologique même si l’auteur s’en défend, une analyse d’une existence et un énorme travail historique. Il m’a amené à me poser des questions que je souhaitais éviter. Avant ce livre, Hitler n’était qu’un personnage infâme, explication simpliste me protégeant et ne permettant aucune comparaison avec celle que je suis. Aujourd’hui, j’ai conscience que cet être abject peut éclore en chacun de nous, que nous avons tous une part d’inhumanité et que nous avons le pouvoir de nous poser des questions sur nos vérités, sur les raisons de penser telle ou telle chose, de remettre en question le fondement de chaque opinion.
Alors, oui, lire ce livre n’est pas aisé, il faut savoir se détacher du personnage, il faut accepter de rentrer en lui, de suivre ses chemins de pensées aussi monstrueux soient ils, en ayant à l’esprit qu’en comprenant nous éviterons de revivre la même chose.
Lecture commune avec Jeneen
La part de l'autre, Eric-Emmanuel Schmitt,2008, Livre de Poche, 502 p, ISBN 978-2-253-15537-9
La femme qui attendait
La femme qui attendait
Andrei Makine
"En fait toutes les femmes attendent, comme elle, durant toute leur vie, formulai-je avec maladresse. Toutes les femmes, dans tous les pays, de tout temps. Elles attendent un homme qui doit apparaitre là, au bout de cette route, dans cette transparence du couchant. Un homme au regard ferme et grave, venant de plus loin que la mort vers une femme qui espérait malgré tout."
"Ce Saussure prêté prouve que même dans une situation aussi insolite que la nôtre la logique d’une liaison reste toujours pareille : au début, un objet-talisman, une bouteille à la mer, l’espoir fébrile d’une suite, à la fin, ce volume inutile dont on ne sait plus comment se défaire…"
A Mirnoïé, sur les bords de la mer Blanche, personne ne croit plus au retour de Koptev. Personne, sauf Véra. Depuis trente longues années, telle Pénélope, elle attend obstinément son homme. Chaque jour, elle ouvre sa boîte aux lettres avec le même espoir. Un jeune étudiant en anthropologie venu de Leningrad la remarque, et se met en tête de percer les mystères de cette âme qui se débat, à la lisière de la folie et de la pureté absolue.
Sous décor rustre des pays de l’est où le livre se déroule, un petit village Mirnoïé, où une femme attend depuis trente ans un soldat parti au combat.
Une promesse que le jeune narrateur, du haut de ses vingt-six ans, a du mal à comprendre. Il va la rencontrer et être séduit par ce qu’elle représente.
Makine nous décrit la fascination de son héros pour l’attente de cette femme. Qu’est ce qui fait qu’elle n’a pas tourné la page, refait sa vie, quitté ce village emplie de vieilles attendant la mort ?
C’est un livre lent, où la blancheur et la dureté du climat est décrit avec beaucoup de beauté. Il nous relate aussi le constat des changements politiques après guerre.
La perdition est le point commun de tous les personnages. Du parti, au sentiment amoureux, en passant par une recherche de liberté à l’occidentale, Makine explique les tenants et les aboutissants de ce qu’un choix peut provoquer dans une vie.
La femme qui attendait, Andrei Makine, Points, 2004, 214 p., ISBN 9782020787468
Lecture commune avec Minou
Liste des participants - Challenge psy
Challenge Psy
Liste des participants
- Installez vous sur le divan (2 livres)
Natali Blog arreté
Prune
1. Kellerman Jonathan - Le rameau brisé
- Je vous écoute (4 livres)
Jane A
1. Schmitt Eric-Emannuel – La part de l'autre
2. O’Farrell Maggie – L’étrange disparition d’Esme Lennox
Reka
1. Fitzek Sébastian - Thérapie
2. Pujade-Renaud Claude - Les femmes du braconnier
3. Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
4. Campbell Alastair - Tout est dans la tête
Sharon
1. Honaker Michel - Terre Noire (tome 3) Les héritiers du secret
2. Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
3. Vigan (de) Delphine - Jours sans faim
V. Belecteur
1. Buten Howard - Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué
2. Kesey Ken – Vol au dessus d’un nid de coucou
3. Valère Valérie - Le pavillon des enfants fous
- Diagnostic : addiction à la lecture (plus de 5 livres)
Anne de Depocheenpoche Blog arreté
Astrid
1. Tabachnik Maud - Le cinquième jour
2. Haddon Mark - Le bizarre incident du chien pendant la nuit
3. Buron Nicole (de) - Mais t'as tout pour être heureuse
4. Dumas MireilleQueffelec Yann - Passions criminelles
5. Koch Herman - Le dîner
1. Exley Frederick - le dernier stade de la soif
2. Vigan (de) Delphine - Jours sans faim
3. Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
Flof13
1. Thilliez Franck - La forêt des ombres
2. McDermid - Le Chant des sirènes
3. Gudule - La petite fille aux araignées
4. Harris Thomas - Hannibal
5. Murail Marie-Aude - Oh, boy !
6. Cleave Paul - Un père ideal
Mathylde
1. Lehanne Dennis – Shutter Island
2. Jauffert Régis - Asiles de fous
Métaphore
1. La femme au miroir - Eric-Emmanuel Schmitt
2. Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
3. Lehanne Dennis – Shutter Island
4. Schmitt Eric-Emannuel – La part de l'autre
Syannelle
1. Yalom Irvin D. - Mensonges sur le divan
2. Grangé Jean-Christophe - La forêt des Mânes
3. Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
4. Thilliez Franck - Vertige
5. Stevens Chevy - Still Missing (Sequestrée)
Descriptif du Challenge ICI
Liste des livres - Challenge psy
Challenge psy
Liste des livres à compléter
B
Buron Nicole (de) - Mais t'as tout pour être heureuse
Buten Howard - Quand j'avais cinq ans, je m'ai tué
C
Campbell Alastair - Tout est dans la tête
Cardinal Marie - Les mots pour le dire
Carr Caleb - L'aliéniste
Carrère Emmanuel - La moustache
Cleave Paul - Un père ideal
Conroy Pat – Le prince des marées
D
Didier Marie - Dans la nuit de Bicêtre
Dumas MireilleQueffelec Yann - Passions criminelles
E
Enquist Per Olov - Blanxhe et Marie
Exsley Frederick - Le dernier stade de la soif
F
Fitzek Sébastian - Thérapie
Fournier Jean-Louis – Histoires pour distraire ma psy
Faulks Sebastian - L'empreinte de l'homme
G
Grangé Jean-Christophe - La forêt des Mânes
Gudule - La petite fille aux araignées
H
Harris Thomas - Hannibal
Honaker Michel - Terre Noire (tome 3) Les héritiers du secret
Haddon Mark - Le bizarre incident du chien pendant la nuit
J
Jauffert Régis - Asiles de fous
K
Kasischke Laura - Un oiseau blanc dans le blizzard
Katzenbach John - Une histoire de fous
Kellerman Jonathan - Le rameau brisé
Kesey Ken – Vol au dessus d’un nid de coucou
Keyes Daniel - Des fleurs pour Algernon
Koch Herman - Le dîner
L
Lehanne Dennis – Shutter Island
Lodge David - Thérapie
M
Mcewan Ian - Délire d'amour
McDermid - Le Chant des sirènes
McGrath Patrick – L’asile
McGrath Patrick – Trauma
Moses Kate - Froidure
Murail Marie-Aude - Oh, boy !
O
O’Farrell Maggie – L’étrange disparition d’Esme Lennox
Orban Christine – Deux fois par semaine
P
Parry Patricia - Cinq leçons sur le crime et l'hystérie
Plath Sylvia - La cloche de détresse
Pujade-Renaud Claude - Les femmes du braconnier
R
Rey Pierre – Une saison chez Lacan
Rubenfeld Jed – L’interprétation des meurtres
S
Schmitt Eric-Emannuel – La part de l'autre
Schmitt Eric-Emannuel – La femme au miroir
Schmitt Eric-Emannuel – Le visiteur
Sénécal Patrick - Sur le seuil
Stevens Chevy - Still Missing (Sequestrée)
T
Tabachnik Maud - Le cinquième jour
Tallis Frank – La justice de l’inconscient
Tallis Frank – Les mensonges de l'esprit
Thilliez Franck - La forêt des ombres
Thilliez Franck - Vertige
V
Valère Valérie - Le pavillon des enfants fous
Van Cauweleart Didier - L'évangile de Jimmy
Vigan (de) Delphine - Jours sans faim
Vigan (de) Delphine - Rien ne s'oppose à la nuit
Villeneuve Angélique - Grand Paradis
Y
Yalom Irvin D. - Et nietzsche a pleuré
Yalom Irvin D. - La Méthode Schopenhauer
Yalom Irvin D. - Mensonges sur le divan
Yumeno Kyûsaku –Dogra Magra
Descriptif du Challenge ICI
Ce parfait ciel bleu
Ce parfait ciel bleu
Xavier de Moulins
"Son casque blanc est parfaitement laqué, à vue de nez la mise en plis date de 10h30. On dirait une barbe à papa, une boule de nuage dessinée par un feutre d’enfant, une installation d’art contemporain. J’ai très envie d’y plonger les deux mains et d’y laisser mes empreintes."
"Sommes-nous préparés à la grande inversion ? A devenir un jour les parents de nos parents ? A les regarder, impuissants, tomber faibles à nos pieds ? A leur donner la béquée ? A les laver, les habiller ? A leur servir de cannes avant de déléguer à d’autres l’honneur de les border le soir, de les consoler la nuit, de les servir et de les protéger, parce que nous sommes plus assez forts pour cela et que de toute façon nous n’avons pas le temps."
On retrouve ici Antoine Duhamel le personnage du premier roman de l'auteur, Un coup à prendre.
Il est désormais divorcé et père recomposé dans les bras de Laurence, mais peine toujours à se séparer d'Alice et ne se résout toujours pas à cesser d'hésiter entre deux femmes. comme entre regret et renoncement. Il va offrir à celle qui est finalement sa seule confidente, sa grand-mère Mouna, deux jours hors de la maison de retraite où elle a préféré finir ses jours. Un pèlerinage clandestin dans l'hôtel de leurs vacances passées, le temps d'une escapade sous le ciel bleu de la côte normande.
Sous un parfait ciel bleu, c'est le face à face d'un homme de trente-sept ans qui a encore peur de vivre et d'une vieille dame qui a peur de mourir. Et c'est celle qui a pourtant tout connu du renoncement qui, au soir de sa vie, va lui donner le courage de choisir sa vie.
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Un livre offert par Babelio et Au diable Vauvert dans le cadre d’une Masse Critique, avec tous mes remerciements.
Je n’ai jamais lu cet auteur, que je connais pour autant en tant que journaliste. Je suis surprise, agréablement surprise. Le sujet me plait, je connais bien le monde de la gériatrie et ses descriptions collent à la réalité. J’aime ce que son héros, Antoine, va créer avec sa grand-mère Mouna. C’est une histoire douce, pleine de tendresse. Malheureusement, j’ai eu l’impression d’une redite en pensant au livre Les souvenirs de Foenkinos mais la frustration que j’avais eu en lisant Les souvenirs ici je ne l’ai pas ressentie. Xavier de Moulins a comblé le manque, je trouve son livre plus abouti et plus pertinent par rapport à mes attentes. J’ai été touchée par cette grand-mère, ses choix, son non-jugement du petit fils trentenaire qui a des problématiques d’aujourd’hui bien en décalage avec ce qu’elle a pu vivre au même âge. Nous voilà confrontés à un couple attachant, s’aidant l’un et l’autre dans leurs craintes, la vie et la mort, tout semble lié entre eux.
Je pense que je vais m’intéresser à son premier roman… Une prochaine chronique à venir.
Ce parfait ciel bleu, Xavier de Moulins, 2012, Au diable Vauvert, 203 p., ISBN 9782846264006
LC - Sapristi... Avril-Mai
Je me suis permise de changer les regles en augmentant la durée à deux mois
Pour ces deux mois, Minou nous propose en Lecture Commune :
- Un temps fou de Laurence Tardieu (j'en suis bien sur!!)
D'autres propositions?
Rejoignez nous!
Comment ça marche c'est ici: (clic)

LC - Sapristi... Mars
Je vous propose:
- La part de l'autre - Eric Emmanuel Schmitt avec Jeneen
- La femme qui attendait - Andreï Makine avec Minou (son avis)
D'autres propositions?
Rejoignez nous!
Comment ça marche c'est ici: (clic)
Shutter Island
Shutter Island
Dennis Lehanne
"Il détestait qu’elle s’engage dans cette voie. Rue des souvenirs. Comme elle était incapable de s’adapter au présent, à ce qu’ils étaient devenus aujourd’hui – avec tous leurs défauts-, elles empruntait les chemins sinueux de la mémoire pour retrouver un passé susceptible de lui réchauffer le cœur."
Nous sommes dans les années cinquante.
Au large de Boston, sur un îlot nommé Shutter Island, se dresse un groupe de bâtiments à l'allure sinistre. C'est un hôpital psychiatrique pour assassins. Le marshal Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule ont été appelés par les autorités de cette prison-hôpital car l'une des patientes, Rachel Solando, manque à l'appel. Comment a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée à clé de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente.
Œuvre incohérente d'une malade ou cryptogramme ? Progressivement, les deux policiers s'enfoncent dans un monde de plus en plus opaque et angoissant, jusqu'au choc final de la vérité.
De Métaphore, aime Passionnément ![]()
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Un livre que je voulais lire avant de voir le film qui m’a été de nombreuses fois recommandé pourtant.
J’ai bien fait, il m’a tenu en haleine. Je n’ai pas pu le refermer, il fallait que je sache.
C’est une histoire à la « Fight Club » où la folie et le réel sont tellement proches que l’on s’y perd. L’enquête débute par une simple disparition d’une malade de l’hôpital psychiatrique de haute sécurité de Sutter Island. Une atmosphère étouffante en huis clos sur cette île où la folie semble toucher autant les patients que les employés de cet hôpital psychiatrique laissant libre cours aux complots les plus farfelus.
Une histoire très bien ficelée, un thriller psychologique qui monte crescendo pour vous surprendre jusqu’à la dernière ligne.
Jusqu’où allez vous suivre Teddy le Marshal envoyé sur les lieux ?
A vous de tenter l’aventure !
Shutter Island, Dennis Lehanne, 2009, Rivages, 392 p., ISBN 9782743620066
Livre lu dans le cadre du Challenge psy
Une année chez les français
Une année chez les français
Fouad Laroui
"Medhi (…) découpa avec application un petit morceau de son steak et le porta à ses lèvres, avec sa couche de moutarde, en faisant bien attention à ne rien laisser tomber. Dès qu’il eut refermé la bouche, ce fut comme si quelqu’un avait craqué une allumette sur sa langue, comme si des démons se battaient dessus à coups de lance-flammes. Son nez s’emplit d’un nuage acre et il sentit, d’un seul coup, des gouttes de sueur sur son front. Certes, il avait ressenti un tel incendie sur son palais en mangeant les brochettes avec Moktar, à Settat, le samedi précédent ; mais ce qui était nouveau, c’était cette colonne de feu, qui lui remontait par le nez. Ça, c’était français."
"C’était peut-être cela le pire dans la mort : ne plus pouvoir lire."
1969: les Américains marchent sur la Lune.
Mehdi, 10 ans, débarque au lycée Lyautey de Casablanca où son instituteur, impressionné par son intelligence et sa boulimie de lecture, lui a obtenu une bourse. Loin de son village de l'Atlas, Mehdi pense être un membre de l'équipage d'Apollo découvrant une planète inconnue : qui sont ces Français qui vivent dans le luxe, adorent les choses immangeables, parlent sans pudeur et lui manifestent un tel intérêt ? Durant une année scolaire animée par une galerie de personnages surprenants, l'histoire émouvante d'un enfant propulsé dans un univers aux antipodes de celui de sa famille.
Etrange immersion dans le monde de Medhi que nous suivons lors de sa première année scolaire dans le lycée français de Casablanca. Boursier, il s’acclimate petit à petit. Il a un mode de compréhension du monde qui l’entoure plein d’humour faisant sans cesse référence à ses lectures antérieures. Il rencontre bon nombre de personnages plus farfelus les uns que les autres.
Dans ce livre, j’ai particulièrement aimé la façon dont l’auteur aborde la recherche identitaire de ce jeune prodige que ce soit par rapport à la nationalité, à la famille, à la loi ou encore à la religion. La question de l’appartenance tient une place essentielle .
Un livre agréable mais pas de coup de cœur pour moi.
Une année chez les français, Fouad Laroui, 2011, Pocket, 288p., ISBN 9782266218658













